Souvenirs

Dimanche 10 février 2008
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En ces temps de primaires aux USA, je me souviens du duel Kennedy - Stevenson à la convention démocrate le 13 juillet 1960.









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Je me souviens de Johnn Fitzgerald Kennedy à l'aéroport de Poughkeepsie  le 14 août 1960,  à l'occasion de sa visite  à Eleanor Roosevelt  à Hyde Park.






Je me souviens du débat télévisé Kennedy - Nixon.
Nixon, protestant , était pour  les subventions aux écoles privées catholiques.
Kennedy, catholique, était opposé à cette mesure.




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Samedi 12 janvier 2008
Ma cousine se souvient des  provisions d’antan 

Sans caddie. Sans super. Sans hyper. Sans supérette. Sans stress. Sans bousculade. Dans les maisons une à une, les réserves entraient  dès les premiers jours d’été  jusqu’à l’approche de l’hiver.

Les moissons finies, c’était le temps du glanage : « Allez, les enfants, on va glaner dans le champ à Germain. » Les épis oubliés se liaient en petits bouquets , égrenés plus tard par les becs gourmands de la volaille.

Parfums de fruits dans la cuisine, couleurs alternées des bocaux de cerises, de prunes, des confitures de pêches ou de groseilles.

 Heures de patience : équeuter les haricots verts, écosser les petits pois, les blanchir, les enfiler dans les fragiles canettes avant la stérilisation dans la lourde lessiveuse sur le feu ronflant.

Récolte du miel doré dégoulinant des rayons de cire blonde, bouche sucrée, jour de fête. Que de joyeuses escalades vers le grenier où s’empilaient les précieux pots bien fermés.

Un bruit sec de bois déversé en avalanche à la porte du sous-sol .Dans nos  bras vite fatigués plusieurs stères de bois  rentraient à l’intérieur. Mon grand-père y officiait seul, pratiquant l’art de ranger les rondins selon leur forme, leur grosseur, de monter le mur de bois  bien  vertical sans faiblesse. Toc- top- top –toc –top ! Les sons du bois cogné chantent encore à mes oreilles,  l’odeur de la forêt ne tarde pas à resurgir.

Au plus profond de la maison la cave recevait les pommes de terre apportées en gros sacs de chanvre. Cachées à l’abri de la lumière, elles étaient la base indispensable , nourriture appréciée et toujours disponible.

Un autre jour, c’était un camion venu d’Egreville. La maison Rocassel livrait le tonneau de vin. On le faisait rouler jusqu’aux cales de bois . Pour le cidre nouveau, il fallait attendre que la bonde ouverte au-dessus du tonneau éjecte sa lie mousseuse . Ensuite, seulement, on pouvait placer la cannelle,  petit robinet de bois qui délivrait pour chaque repas la boisson de la famille.

Deux ou trois fois par an, le camion des établissements Parouteau- tissu et confection- s’arrêtait à notre porte . Ma mère  choisissait des étoffes pour nos robes, des manteaux pour nos hivers, des tabliers pour nos jours d’école. Elle faisait une provision de chaussettes, de linge de corps. Une odeur de tissu neuf et  d’apprêt nous attirait.  Curieux, nous nous pressions pour approcher  tant de nouveautés.

 

Provisions d’épicerie, marchands ambulants, camionnettes venues des villages voisins. L’inoubliable Caïfa  poussant son triporteur plein de trésors savoureux.

 La fratrie s’est dispersée, mais nous ne quittions jamais la maison sans emporter quelques nourritures. J’ai une complaisance précise pour ma boîte à provisions de pensionnaire : boîte en bois , cadenassée ou pas, lien nourricier et affectif avec la famille . Réapprovisionnée chaque mois, elle contenait des trésors de douceurs , en ces temps de guerre. Outre le gros pot de miel à partager avec les camarades, s’y trouvaient un pain d’épices, un peu de beurre , des pommes, parfois deux œufs durs.

 

Provisions, prévision, nourriture , attentions, affection, prévoyances, soins particuliers. Non, je ne suis pas fâchée avec ces provisions-là, naturelles, douces, sources de bien-être, nécessaires.

Travaux annuels où chacun apportait sa part de travail. Petites fourmis préparant le proche avenir.

 

 

 


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Mercredi 14 mars 2007
Je me souviens de "Je tiens les promesses, même celles des autres".
Je me souviens des B.O.F. (Beurre  Oeufs Fromages).
Par Bernard CORBY
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Lundi 16 octobre 2006
Je me souviens de "Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts"
Par Bernard CORBY
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Vendredi 28 juillet 2006
Je me souviens des modistes, des cartons à chapeau.
Je me souviens des lampes à incandescence,  des lampes à arc.
Je me souviens des support-chaussettes,  des guêtres,  des bandes molletières.
Je me souviens des pantalons de golf.
Je me souviens des canotiers.
Je me souviens des vestes en alpaga.
Je me souviens de la rayonne, du celluloïd, de la bakélite, de la galalite.
Je me souviens des faux-cols,  des cols durs,  des cols cassés, des cols à manger de la tarte.
Je me souviens des lavallières.
Je me souviens de "Taisez-vous, méfiez-vous, des oreilles ennemies nous écoutent".
Je me souviens des masques à gaz.
Je me souviens du couvre feu en représailles.
Je me souviens de la lumière qui restait allumée pendant les actualités.
Je me souviens de Fage dit Hippo tué en combattant les allemands lors de la libération de Paris.
Je me souviens de "Ca va déjà mieux, retroussons nos manches, ça ira encore mieux".
Je me souviens du tennis-barbe :  "15 pour moi" quand on voyait un barbu.
Je me souviens de "Croâ-Croâ" quand on voyait une soutane.
Je me souviens des boutons de manchettes, des épingles de cravate.
Je me souviens des plastrons, des noeuds-paps.
Je me souviens des catherinettes.
Je me souviens des postes à galène.
Je me souviens des postes de TSF superhétérodynes et  avec l'oeil magique.
Je me souviens de "La radio, mais c'est très simple".
Je me souviens d'Hellzapoppin.
Je me souviens de "Je me souviens" de Georges Perec.
Par Bernard CORBY
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Vendredi 28 juillet 2006

Je  me souviens de l’exposition universelle de 1937 (L’homme de verre, la télévision).

Je me souviens de la mobilisation générale de 1938

Je me souviens avoir eu 8 ans en huitième

Je me souviens de mon premier vélo avec des roulettes amovibles.

Je me souviens de  “l’os à moelle”, le journal de Pierre Dac. Il y avait une ligne à l’endroit, une ligne à l’envers.

Je me souviens d’un écolier espagnol dont les parents avaient fui la guerre d’Espagne.

Je me souviens de Paul Reynaud disant “Finie la semaine des deux Dimanches”.

Je me souviens avoir tricoté des foulards pour les soldats.

Je me souviens des slogans à la radio: “La route du fer est coupée”, “Nous avons colmaté la poche”.

Je me souviens des collectes de ferrailles et de cuivre destinées à l'armement.

Je me souviens de l’émission de Pierre Dac, la SDL, Société Des Loufoques.

Je me souviens de l’exode.

Je me souviens des hommes sandwiches.

Je me souviens de « Viiitriééééééé »

Je me souviens de « Habits, chiffons, ferrailles à vendre ».

Je me souviens des chanteurs de rue à qui on lançait des pièces par la fenêtre.

Je me souviens des bougnats.

Je me souviens des camelots.

Je me souviens des clochards.

Je me souviens de la machine à vapeur de la laverie près du marché d’Aligre.

Je me souviens du matériel de mon père pour réparer nos chaussures.

Je me souviens du matériel de mon père pour nous couper le cheveux.

Je me souviens du certificat d’études.

Je me souviens du concours de bourse.

Je me souviens de la récolte des doryphores.

Je me souviens des sirènes annonçant les bombardements.

Je me souviens des chefs d’ilôt.

Je me souviens du givre sur les fenêtres.

Je me souviens de l’étoile jaune.

Je me souviens de l’immatriculation des vélos.

Je me souviens de Radio Londres.

Je me souviens de « L‘Angleterre, comme Carthage, sera détruite ».

Je me souviens de « Maréchal, nous voilà ».

Je me souviens de « Du beau, du bon, Dubonnet.

Je me souviens de la Boldoflorine.

Je me souviens du Cours Complémentaire.

Je me souviens de la Cipale.

Je me souviens du 6 juin 1944

Je me souviens de la victoire.

Je me souviens avoir bricolé les tickets de pain.

Je me souviens du pain de maïs.

Je me souviens du Père Cent.

Je me souviens du Baz Louis.

Par Bernard CORBY
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